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De la pierre au château

Publication : (actualisé le ) par Cédric Gerland

De la pierre au château

Petit retour en photos sur la Journée d’Intégration des Prépas littéraires, une expérience collective enrichissante et nécessaire pour le moral de tous en cette période très particulière !

Le programme de cette année ?

Après un départ au petit matin sous la pluie, direction l’Oise !



Entre 10H et 13H, visite en deux groupes de la carrière de Saint-Maximin dont l’exploitation a permis la construction des immeubles du Paris haussmannien avec atelier de taille de pierre, découverte du centre de formation sous la houlette d’un directeur passionné puis de l’exposition permanente, une matinée qui a été l’occasion pour les Prépas et leurs professeurs de manier crayon, ciseau et massette tout en méditant la phrase de Kant : « La main est la fenêtre ouverte de l’esprit. » Du choix du motif au dessin sur la pierre, de l’acte de ciseler à celui de tailler, les apprentis se sont rendu compte que le temps filait vite dans ce dialogue entamé entre l’artisan et son matériau.


Certains ont eu le privilège de visiter les Grandes Écuries, les box des chevaux, ânes et poneys qui participent aux répétitions et spectacles équestres et de découvrir la très belle exposition du Musée du Cheval constituée d’un nombre impressionnant de pièces originaires de Chine, du Japon, d’Italie, des États-Unis, d’Espagne : selles, harnais, jouets, miniatures, éléments de carrousel, charrettes, représentations picturales de courses hippiques, équipement de cavalier et de cavalière…


Dernier temps fort de la journée, la prise de parole de Mme Doriath, Professeure de Lettres en Khâgne qui a proposé une réflexion très dense, suscitée par l’un des axes du concours de l’ENS, « Littérature et morale », et par la présence au château de Chantilly, pendant plusieurs années, du poète libertin condamné au bûcher pour sodomie et athéisme, Théophile de Viau, qui mourut précisément là, à l’âge de trente-six ans.

De la Genèse à la philosophie grecque, des charges violentes de Du Bellay à celles d’Agrippa d’Aubigné, du voyage en pays sélénien de Cyrano de Bergerac au travestissement de Mademoiselle de Maupin de Théophile Gautier, de la posture du narrateur face à un tabou social chez Proust aux sonnets licencieux de Verlaine, Mme Doriath a invité le groupe à s’interroger sur ce que pouvait être « dire l’homosexualité en littérature » avec une vraie découverte pour tous, l’autofiction d’Édouard Louis, « Histoire de la Violence », publiée en 2016 et qui se présente comme un vrai cas d’école.